Les aéroports de paris visent les énergies renouvelables d’ici 2021

Pour 2021, le groupe ADP, qui gère les aéroports parisiens nous a dévoilé qu’il avait des objectifs écologiques pour l’année prochaine. En effet, il souhaite intégrer 3 parcs solaires qui contribueront à atteindre 100% d’énergies renouvelables pour alimenter les aéroports en électricité.

Le groupe ADP, qui gère les aéroports de paris, tel que Charles de Gaulle, Orly, et Le Bourget a décidé de se mettre aux énergies renouvelables. Il souhaite, 100 % d’énergies renouvelables pour fournir les 3 aéroports parisiens en électricité dès 2021 et la neutralité carbone d’ici 2030. Ci-dessous, nous vous expliquons comment le groupe, compte-t-il atteindre ses objectifs.

Objectif : 100% d’énergies renouvelables pour l’électricité d’ici 2021

Grâce à plusieurs partenariat, 10% de l’électricité nécessaire pour alimenter les 3 aéroports parisiens du groupe seront issus de parcs solaires spécialement construits pour cela.

Le Gard, la Charente et le Var, vont accueillir les 3 parcs solaires qui pourront fournir la moitié de l’énergie nécessaire à l’éclairage des aéroports.

Aujourd’hui, déjà 65% de l’électricité consommée des aéroports provient des énergies renouvelables.

Neutraliser le Carbonne pour 2030

Le groupe ADP, souhaite fournir un second effort d’ici 2030, celui de réduire ces émissions de gaz à effet de serre, en particulier pour se fournir en chaleur.

« Une géothermie profonde est déployée à Paris-Orly, une centrale biomasse à Paris-Charles de Gaulle et une pompe à chaleur à Paris-Le Bourget », a fait savoir le groupe. L’aéroport CDG devrait être équipé lui aussi en géothermie profonde. Le système devrait être opérationnel en 2024.

Une fabrication de cellules photovoltaïques moins émettrice en CO2

Les panneaux photovoltaïques produisent bien de l’électricité renouvelables, cependant c’est leur fabrication qui est quant à elle émettrice en CO2. On estime sa « dette énergétique » entre 6 mois et 1 an.

Des chercheurs ont trouvé une conception qui permettrait de réduire le CO2 émis lors de la production des panneaux.

Alternative au silicium

La solution serait de trouver une alternative au silicium, en utilisant le pérovskite, matériau dont nous avons déjà parlé précédemment. C’est un matériau connu depuis longtemps par les professionnels de l’énergie solaire. En utilisant ce matériau, nous pourrons avoir une plus grande efficacité énergétique, avec un cout de production moins élevé.

De plus en utilisant la pérovskite, l’émission de CO2, diminuerait considérablement.

Le seul problème est que la pérovskite n’a pas encore passé le cap de la production industrielle à grande échelle. En effet, les chercheurs ont remarqué que la durée de vie d’un panneau photovoltaïque fait à l’aide de ce matériau est moins élevée. Car la pérovskite se dégrade plus rapidement. Enfin ces panneaux solaires, contiennent du plomb, et en cas d’impact peuvent rapidement se déverser dans les eaux souterraines.

Réduire l’empreinte carbone

La quantité de CO2 émise lors de la production d’un panneau solaire est variable selon la région géographique, du fait de la différence d’industrialisation et des restrictions environnemental.

Les chercheurs ont exploré les propriétés de la pérovskite pour mettre au point sa production industrielle. Ils ont utilisé un procédé d’étanchéité emprunté aux fabricants de pare-brise pour créer un joint étanche à l’air. Celui-ci empêche l’oxygène de s’infiltrer à l’intérieur du panneau et donc, de dégrader la pérovskite.

Cette méthode doit encore être améliorée, mais pour le moment c’est un bon signe pour le secteur de l’énergie solaire.